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18.11.2007

Au côté des grévistes .

 

 

Le Monde aux ordres de l'UMP/MEDEF 

 

Le Parti de la Presse et de l'Argent en lutte contre les grévistes (d'après David Noël PCF Henin-Beaumont)

 

Le Monde aux ordres de l'UMP/MEDEF

 

 

“Dans un climat de suspicion générale vis-à-vis de médias omniprésents, la tentation est de les soupçonner de parti pris. L'opinion étant majoritairement hostile à la grève, ce sont les grévistes qui se sentent victimes de la partialité supposée des organes d'information. Le même sentiment, poussé jusqu'à la diabolisation, est exprimé par les étudiants qui réclament l'abrogation de la loi sur l'autonomie des universités, votée cet été, et qui militent pour le blocage des établissements. Encouragés par des sites Internet qui usent et abusent de la dénonciation des journalistes, les uns et les autres rendent les médias responsables de leur propre incapacité à convaincre l'opinion.”

Non, l'éditorialiste anonyme du Monde qui ose cette analyse à tomber par terre n'est pas devenu fou et paraît tout à fait sérieux. Partialité des médias ? Quelle partialité ? A hurler de rire, car comme l'écrivent avec humour Raphaël Garrigos et Isabelle Roberts dans Libération d'hier, la grève des cheminots a trouvé son héros, défenseur de la veuve et de l'usager torturés par les grévistes privilégiés… Ce héros s'appelle… Jean-Pierre Pernaut !

Depuis mardi, toutes les télés se sont mises au diapason de TF1 et on ne nous épargne rien des tracas des fameux usagers en colère. L'information se limite à des micro-trottoirs et les journalistes qui couvrent les grèves étudiantes d'opposer une poignée d'étudiants bloqueurs politisés à la majorité d'étudiants désireux de reprendre les cours et qu'importe si les leaders des “anti-blocage” sont en fait des militants de l'UNI ou de Liberté Chérie tout aussi politisés que les étudiants en grève, les journalistes n'en disent rien.

Depuis mardi, les journaux télévisés et la presse écrite font leurs choux gras de sondages soi-disant défavorables aux grévistes. Comme d'habitude, tout est dans les questions… Aucun sondage n'a mis en avant les propositions des organisations syndicales : retraite à 60 ans à taux plein, retour aux 37,5 annuités de cotisations dans le public comme dans le privé, financées par une taxation des revenus du capital et une augmentation des cotisations patronales. L'alternative est là, mais dans les colonnes du Monde, du Figaro ou dans les sujets de TF1 et de France 2, ces propositions sont systématiquement évacuées.

Le Parti de la Presse et de l'Argent (PPA comme l'appellent nos amis sardons du Plan B) a choisi son camp : celui du gouvernement et du MEDEF qui exige le passage à 42 puis à 45 annuités de cotisations et la mise en place de fonds de pension. Logique, les salariés ne pourront pas cotiser 45 annuités et par le jeu des décôtés, ils ne pourront prétendre qu'à des pensions dérisoires…

Alors, cette après-midi, les ultra-libéraux de Liberté Chérie et d'Alternative Libérale, les étudiants sarkozystes de l'UNI et des élus UMP entendent bien défiler à Paris et rejouer le coup du 30 mai 1968, quand la fameuse “majorité silencieuse” gaulliste défilait contre la “chienlit”. Même slogans, même hargne anti-grèves et anti-syndicats et nul doute que les journaux télévisés de ce midi et de ce soir relaieront avec complaisance une initiative présentée par ses initiateurs comme une manifestation d'usagers “apolitiques” favorables à la liberté du travail bafouée par des grévistes nantis et privilégiés…

Le PPA joue sa partition. Acquis aux intérêts du capital, le PPA participe au conflit de classe qui se joue sur fond de division des classes populaires et de volonté d'une droite thatchérienne et ultra-libérale d'écraser le mouvement social. C'est peut-être le paradoxe des luttes sociales actuelles : jamais la lutte des classes n'a été aussi visible, jamais la volonté revancharde du patronat et de la droite aussi transparente. La lutte des classes existe et le camp du patronat est bien organisé. Pour défendre nos droits contre les attaques du patronat, de la droite et du Parti de la Presse et de l'Argent, soyons révolutionnaires !


 

Nicolas Maury

Commentaires

ok pour les 37 années de cotisations ,mais ne dites pas que la presse est partisane et vous??? vous ne parlez pas de vos avantages sociaux; comme à l'edf qui paye le CE? combien payez vous le courant? comment est payé une partie des retraites de la SNCF? etc etc alors soyez honnêtes et dites tout. car des métiers pénibles il en existe mais je ne crois pas que vous faîtes le plus pénibles. j'ai travaillé 40 ans en roulement ,je suis un ancien pompiers professionnel et mon métier n'est pas reconnu comme dangeureux

Écrit par : allo-win | 19.11.2007

J'ai manifesté hier. Nous étions plus nombreux que l'ont dit les rares média à parler de cette manif. Contrairement à ce que vous annonciez, ils ne l'ont pas couverte avec complaisance. C'est plutôt le silence qui domine. Je croyais à vous lire que toute la presse était de droite... Le message était pourtant simple : si on est plus nombreux autour de la tarte, les parts seront plus petites ou alors il faudra retourner à la cuisine faire une autre tarte. En tous cas, je ne diminuerai pas ma part au profit d'une minorité disposant d'un pouvoir de blocage. Quant à la pénibilité... pourquoi ne parlez-vous jamais de infirmières ou des ouvriers du bâtiment ? N'y a-t-il que fonctionnaire qui rime avec révolutionnaire ?

Écrit par : Michel | 19.11.2007

cela dure depuis l election de leur president approuvé par 54% de personnes non informé de la gravité des choses oui le pays sois disant des droits de l homme subi desormais les sevices de la dictature dun demago et d un egocentrique toutes les tele sont à ses ordres en particulier la chaine ump tf1. je me demande encore combien de temps les francais vont continuer à fermer le s yeux car c est vraiment grave. enfin quand il y aura des photos de sarko tos les 5m dédié à ce dernier le temps sera trop tard mais bon les francais sont con.

Écrit par : pelle | 19.11.2007

Perso ce que je vois c'est qu'en même pas une semaine les grèves m'ont fait perdre une centaine d'euros en réservations auxquelles je n'ai pas pu aller... Si on compte en plus les heures de galères pour me rendre à mon travail j'ai du mal à voir en quoi les cheminots oeuvrerait en mon "bien" !... Encore j'ai de la chance, je ne suis pas trop loin de mon travail, mais j'ai beaucoup de collègues qui se retrouvent sans autre choix que de prendre des congés sans solde.
Je suis simple salarié et je sais que je devrai travailler pour gagner mon pain. Où est le scandale ?

Il serait honteux que le gouvernement cède !

Écrit par : michou | 20.11.2007

Exactement Michou il serait honteux que le gouvernement cède à ce chantage théatrale orchestré par certains chéminots grévistes.

C'est abusif de dire qu'ils n'ont aucune place dans les médias ils en ont autant que les usagers. Seulement voilà, des cheminots qui s'imaginent que leur métier est plus pénible que d'être maçon par exemple, c'est vraiment n'importe quoi. Tout en sachant que ces grêves sont financés par le contribuable que vous le vouliez ou non certains. Ce qui me désole aussi c'est de voir la CGT et FO à leurs pieds en tournant le dos aux ouvriers qui ont des métiers bien plus pénibles et qui travaillent déjà plus longtemps.

Écrit par : Aurélien | 22.11.2007

Les commentaires sont fermés.

 
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