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31.05.2008

ESSENCE: Ceux qui paient - Ceux qui profitent !


Depuis quelques jours, le prix de l'essence à la pompe vient de passer les 1,50 €. Dans le budget des ménages qui ont pourtant modifié leurs habitudes et notamment réduit le kilométrage parcouru, la part des dépenses en carburant atteint des niveaux inégalés.

Ce sont d'abord les plus modestes qui sont touchés, mais aussi ceux qui, faute de transports publics suffisants, sont contraints d'utiliser l'automobile, notamment pour se rendre sur leur lieu de travail, ou pour en chercher...

Au-delà, c'est toute l'économie qui est menacée, notamment les pêcheurs et les agriculteurs déjà fragilisés.

 

La faute à qui ?

 

Bien sûr, la raréfaction du pétrole et des énergies fossiles est une des causes de ces augmentations. Mais la brutalité de la crise actuelle que nous vivons est à rechercher ailleurs :

● dans la course aux profits des compagnies pétrolières. Depuis 2004, Total réalise chaque année un volume de bénéfices équivalent au tiers du total des dépenses de carburant en France : des profits fabuleux directement prélevés sur le pouvoir d'achat des consommateurs et qui, loin d'être investis dans la prospection, le raffinage, la recherche, ou dans les énergies alternatives, alimentent la voracité des actionnaires (+20% de dividendes par an chez Total) ;

● dans la folie des marchés qui, spéculant sur le prix du baril comme on joue aux

courses, amplifient de manière dramatique l'envolée des cours ;

● dans la politique étrangère des Etats-Unis qui, pour s'accaparer les ressources

pétrolières du Moyen Orient, mène depuis six ans une guerre qui aura coûté 3.000 milliards de dollars et rendus service aux spéculateurs ;

● du côté de l'État, qui perçoit une manne colossale de plus de 30 milliards d'euros, soit 10% de ses recettes fiscales avec deux taxes sur les seuls carburants particulièrement inégalitaire (TVA et TIPP). Au total, ces taxes représentent près des 2/3 du prix d'un litre à la pompe. Sarkozy, si prompt à dilapider 15 milliards d'argent public en exonération fiscales pour les plus riches ne fait rien pour le pouvoir d'achat du plus grand nombre.

 

Tout de suite !

 

Alors qu'il est chaque jour plus difficile de faire face aux dépenses de la vie quotidienne, pour se nourrir, se loger, se déplacer, le racket sur l'essence doit cesser. Il est possible d'agir tout de suite pour plus de pouvoir d'achat et plus de justice. C'est ce que propose le Parti Communiste Français :

● En instaurant un prix maximum à la pompe, notamment pour le fioul ;

● En décidant la diminution de 5% de la TIPP sur l'essence et le gel de celle sur le Gazole ;

● En adoptant un plan d'urgence pour développer les transports publics ;

● En finançant ces mesures par une taxe sur les profits des compagnies pétrolières.

 

Préparer l'avenir

 

Mais pour sortir durablement de cette impasse, il faut surtout un autre mode de développement, une autre logique que celle imposée par le capitalisme : un productivisme rapace et aveugle qui pille les ressources énergétiques et la planète.

A ce rythme, il n'y aura plus de pétrole d'ici quelques décennies, c'est à dire demain. Les énergies fossiles sont limitées et productrices de gaz à effet de serre. Il ne faut pas en rester aux beaux discours du Grenelle mais vraiment passer aux actes. L'argent est là, il n'y en a jamais eu autant. Le Parti Communiste Français propose :

● Abonder un fond de recherche pour les développer les énergies renouvelables financé notamment sur les profits ;

● Garantir durablement le droit à la mobilité par une politique d'investissement massive dans les transports publics et une politique tarifaire accessible ainsi que le ferroutage ;

● Constituer à partir d'EDF et GDF un pôle public de l'énergie ayant vocation à être élargi pour fonder un véritable service public européen de l'énergie ;

● Organiser une Conférence mondiale sur l'énergie pour une gestion commune et « hors-marché » des ressources énergétiques et leur partage équitable ;

 

Voilà quelques propositions que la France devrait porter pendant la présidence de l'Union Européenne au lieu de continuer à livrer l'énergie aux intérêts privés. Les communistes sont et seront de toutes les mobilisations pour faire échec à ces politiques et construire des alternatives.

Annulation du mariage / virginité : Marie-George Buffet appelle Rachida Dati à se resaisir



Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 31 mai
Rachida Dati a estimé vendredi que l’annulation par la justice du mariage d’une jeune femme qui avait menti sur sa virginité était « aussi un moyen de protéger la personne ».

Ces propos sont une monstruosité juridique et une indignité de la part de la Garde des sceaux. Déclarer que la virginité peut être la qualité substancielle d’une femme revient à ramener le mariage à un vulgaire contrat. C’est considérer le corps de la femme comme une marchandise, et donc la transformer en propriété de l’homme.

C’est un retour en arrière de plus de deux siècles, où la femme objet est la propriété de l’homme.

En outre, la Garde des sceaux fait preuve d’une indignité extrêmement choquante. La République est là pour protéger ses valeurs en vertu desquelles, le corps ne peut être considérer comme une marchandise. C’est la libre disposition de son corps qui est ainsi remis en cause par une représentante de la République : c’est extrêmement grave.

Toute logique communautariste devrait être étrangère à la justice française, et Mme Dati aurait du demander au parquet de faire appel de cette décision, plutôt que de justifier l’injustifiable. Il est encore temps pour Mme Dati de se resaisir et de jouer son rôle de Ministre de la République.

Marie-George Buffet, Secrétaire nationale du PCF

Paris, le 30 mai 2008.

SENAT : groupe communiste ( Le service public de la télévision,déstabilisé,n’a plus de visibilité sur ses ressources .

 
 
 

Le service public de la télévision, déstabilisé, n’a plus de visibilité sur ses ressources

Par Jack Ralite - 29 Mai 2008

Ma question s’adresse à M. le Premier ministre.

Le 8 janvier dernier, le Président de la République annonce, avec une feinte désinvolture, la suppression de la publicité sur les chaînes de télévision publiques, sans concertation aucune.

Le 16 février, il crée une commission pour réfléchir au « nouveau modèle de télévision publique », présidée par Jean-François Copé, et la compose de personnalités qu’il choisit pour leur « compétence ».

Le 21 mai, la commission présente des hypothèses de financements alternatifs, notamment une augmentation très modeste de la redevance.

Le 27 mai, le Président de la République réplique : « Je vous le dis, c’est non. »

L’arrogance et l’arbitraire présidentiels (Protestations sur les travées de l’UMP.) déprécient, désavouent, méprisent, encagent et, en fait, « démissionnent » la commission devenue « incompétente ».

Mme Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la santé, de la jeunesse, des sports et de la vie associative. Vous tenez des propos amers, parce que vous n’êtes plus au Gouvernement !

M. Jack Ralite. En ces temps de révision constitutionnelle, le Président de la République décide sans jamais débattre, engage et démet à son gré, pose des questions et ordonne la réponse. (M. Dominique Braye s’exclame.) C’est la démocratie au plafond bas ! Comme les héros de Molière, « j’enrage » !

Ce mauvais coup est à plus longue portée. Si la commission préconisait des taxes sur les fournisseurs d’accès à Internet, les opérateurs de télécommunications et la manne publicitaire que récupéreront les chaînes privées, l’Europe a prévenu de son opposition à une telle solution.

M. Dominique Braye. Vous voulez spolier les citoyens !

M. Jack Ralite. Le service public de la télévision, déstabilisé le 8 janvier dernier, n’a plus de visibilité quant à ses ressources.

M. Dominique Braye. Vous voulez taxer les plus modestes ?

M. Jack Ralite. Il est à un moment brèche de son histoire : on nous annonçait son renouvellement, c’est son déclin qui est programmé, le privé se tricotant un bel avenir, soutenu par l’Élysée.

L’esprit des affaires l’emporte sur les affaires de l’esprit, c’est le règne de la loterie du marché. (Protestations sur les travées de l’UMP.) À cela, je vous le dis, c’est non ! (Exclamations amusées sur les mêmes travées.) J’exerce la fonction du refus, ne vous en déplaise, à l’étage voulu ! C’est l’heure exacte de la conscience ! (Mêmes mouvements.)

Voilà cinquante ans que la télévision publique fait visage jusque dans le plus petit village et dans le logement le plus modeste. Elle est comme une maison commune, détentrice d’une grande part de la mémoire et de l’imaginaire de notre pays.

M. le président. Mon cher collègue, veuillez poser votre question !

M. Dominique Braye. Vous voulez taxer les plus modestes !

M. Jack Ralite. Une telle richesse, pour ne pas avoir de « retard d’avenir », doit se mettre en état d’alerte, et, autour d’elle, la société française. C’est ce que feront nombre d’associations artistiques en se réunissant le 2 juin à Paris et les personnels de la télévision en se mettant en grève le 18 juin.

La commission Copé une fois « démissionnée » par son auteur, la « globale-manipulation » du Président de la République a éclaté ! (« La question ! » sur les travées de l’UMP.)

M. le président. Posez rapidement votre question !

M. Jack Ralite. Je conclus, mais si nos collègues ne criaient pas tant, il y a belle lurette que j’en aurais terminé ! (Exclamations sur les travées de l’UMP.)

Je demande à M. le Premier ministre de revenir sur la suppression de la publicité sur les chaînes de télévision publiques et d’organiser en urgence un débat parlementaire.

En réponse à la discourtoisie de certains parlementaires de la majorité, je soulignerai que, au sein de la commission Copé, leurs collègues de droite sont eux aussi, tout comme moi, enragés ! (Applaudissements vifs et prolongés sur les travées du groupe CRC et du groupe socialiste.)

M. le président. La parole est à Mme la ministre. (Vifs applaudissements sur les travées de l’UMP.)

Mme Christine Albanel, ministre de la culture et de la communication. Monsieur le sénateur, le Président de la République a annoncé cette réforme au début du mois de janvier non pas avec désinvolture, mais avec conviction.

Il l’a d’ailleurs rappelé ce matin en conseil des ministres : il a en la matière une réelle ambition culturelle, celle de faire que notre audiovisuel public, qui est déjà de qualité, devienne encore meilleur. (Rires sur les travées du groupe CRC.) Il entend mettre fin à la dictature de l’audimat, qui empêche la programmation de certaines émissions en début de soirée et repousse leur diffusion à une heure beaucoup plus tardive. Je sais que c’est chez lui une profonde conviction, qu’il a réaffirmée ce matin.

La commission Copé, composée pour partie de parlementaires et dont vous êtes un membre tout à fait éminent, monsieur Ralite, a été mise en place et a commencé à travailler. C’est un processus très démocratique. Elle procède à de multiples auditions et a déjà fait des préconisations, qui paraissent constituer des pistes intéressantes, sur la suppression partielle de la publicité et sur l’organisation de France Télévisions, ainsi que sur le développement d’un « global média ». Il faut en effet que l’audiovisuel public français soit présent sur Internet, avec la possibilité de podcaster des émissions et de mettre en œuvre la catch up TV.

M. Jean-Pierre Sueur. Pauvre langue française !

Mme Nicole Borvo Cohen-Seat. Ce n’est pas une réponse !

Mme Christine Albanel, ministre. Ces points sont essentiels pour la modernité de l’audiovisuel public.

La commission a également suggéré des pistes de financement, qui ont toutes en commun de garantir le respect du contrat d’objectifs et de moyens et la compensation des pertes de recettes publicitaires.

L’engagement est vraiment profond, car, dans tous les cas de figure, les 450 millions d’euros seront réunis, par des voies différentes.

Évidemment, les opérateurs sont favorables à une augmentation de la redevance, mais pas les Français,…

M. Dominique Braye. Absolument, pas les Français !

Mme Nicole Borvo Cohen-Seat. On augmentera vos impôts, mon cher collègue !

Mme Christine Albanel, ministre. … dans un contexte de tensions sur le pouvoir d’achat. (Applaudissements sur les travées de l’UMP.)

Le Président de la République en a fait état. Pour autant, son engagement à compenser les pertes de recettes publicitaires est entier. Je souhaite que la commission poursuive ses travaux, qui sont d’excellente qualité, jusqu’à leur terme, au service d’une ambition collective. (Applaudissements sur les travées de l’UMP, ainsi que sur certaines travées de l’UC-UDF.)

M. Robert Hue. C’est une réponse digne de Dallas !

30.05.2008

Mariage annulé / Lille : Le PCF dénonce une décision scandaleuse



Le Tribunal de Grande Instance de Lille a annulé un mariage en justifiant pour « erreur sur les qualités essentielles du conjoint » car l’épouse avait menti sur sa virginité.

Cette décision est absolument scandaleuse. Elle va à l’encontre droit des femmes, à leur intimité et à la libre disposition de leur corps. Le fait de cautionner ainsi des comportements qui portent atteinte aux engagements de la France en matière de non discrimination entre les sexes, ainsi qu’à la liberté sexuelle est inadmissible et révoltant.

Les déclarations récentes du Ministre de l’Education sur la possibilité de non mixité « à la piscine ou dans les cours d’éducation sexuelle » montrent que le gouvernement ouvre lui-même la porte à toutes les régressions et tous les comportements patriarcaux.

Une politique aussi moyen-âgeuse, qui infériorise les femmes, tire l’ensemble de la société vers le bas.

Face à ces dangereuses dérives, le PCF appelle toutes celles et tous ceux qui aspirent à une société d’égalité et de justice à se mobiliser pour faire reculer cette offensive d’une droite rétrograde et machiste.

Parti communiste français

Les patrons du CAC s'éclatent

Tollé après un mariage annulé pour défaut de "virginité"

35 heures : le démontage en règle

• L'appel commun CGT-CFDT

Tract - Constitution : Attention, cette réforme peut en cacher bien d’autres !

!

Par : Communication
Mis en ligne : 29 mai

Une réforme dans le dos des citoyennes et des citoyens

La Constitution organise l’exercice du pouvoir. Elle est pour cette raison le fondement de notre pacte républicain. Toute modification importante doit être soumise au débat et au vote des citoyens par référendum, comme le Général de Gaulle l’avait fait en 1962. Sarkosy, lui, veut faire voter sa réforme à la sauvette par le Parlement, avant l’été : c’est inacceptable.

 Un énorme piège

Ce que veut Sarkozy, c’est encore plus de pouvoirs : son coup de force sur les OGM le montre bien. Il a déjà complètement effacé le rôle du premier ministre pour devenir lui-même le chef de l’exécutif. Il est aussi celui du parti majoritaire. Il veut aller encore plus loin et s’exprimer directement devant le Parlement, qu’il a le droit de dissoudre. Même le Président des Etats- Unis n’a pas un pouvoir aussi exorbitant.

La droite dit que cette réforme donne plus de pouvoirs au Parlement parce qu’il aurait en échange la maîtrise de la moitié de son ordre du jour : c’est faux ! Elle ne donne aucun pouvoir réel nouveau au Parlement dans des domaines essentiels (budget, Europe, international, militaire). Et les modifications de « fonctionnement » sont un leurre : elles ont surtout pour effet d’accentuer le bipartisme et de limiter le droit de parole des parlementaires.

Avec cette réforme, Sarkozy aura les mains encore plus libre pour faire passer tous ses mauvais coups. C’est très dangereux pour la démocratie.

 Des avancées sont-elles possibles dans le débat au Parlement ?

Aucune. Certains le disent à gauche. Mais c’est illusoire : la droite et le gouvernement sont arc-boutés contre tout véritable progrès démocratique. Toute proposition dans ce sens a été rejetée à l’Assemblée Nationale. C’est pourquoi, Marie-George Buffet s’est adressée aux parlementaires socialistes :

« Je veux les appeler à ne pas voter une réforme institutionnelle qui ne pourra qu’accroître encore davantage les déséquilibres de nos institutions en faveur du président de la République. Je veux les appeler à ne pas céder aux sirènes d’un compromis qui n’en est pas un. Je veux les appeler à ne pas prendre la responsabilité d’un accord politique avec la droite qui serait lourd de conséquences pour la gauche et toutes les idées de progrès. »

Il est encore temps. En votant « non » au Congrès, le 7 juillet prochain, la gauche est assez nombreuse pour faire échouer le plan de Sarkozy.

 Une nouvelle République

Au lieu de concentrer encore plus de pouvoir entre les mains d’un seul, les communistes proposent de donner beaucoup de pouvoirs nouveaux aux citoyennes et aux citoyens. Pour se faire entendre réellement. Pour que les décisions soient prises dans l’intérêt de tous, et non de quelques uns.

● Une République démocratique où le Parlement retrouve sa légitimité et ses pouvoirs

✗ Élections à la proportionnelle
✗ Limitation du cumul des mandats et parité
✗ Droit de vote des étrangers résidents aux élections locales et européennes
✗ Obligation de consulter le Parlement sur les choix européens et internationaux
✗ Profonde démocratisation du Sénat
✗ Respect du pluralisme par les médias, notamment le service public

● Une république participative, où les citoyen-nes aient des pouvoirs réels d’intervention directe

✗ Rendre la démocratie participative constitutionnelle et doter les collectivités des
moyens pour favoriser la participation citoyenne ;
✗ Associer les citoyens aux décisions budgétaires des collectivités et rendre obligatoires des comptes rendus réguliers de mandat des élus ;
✗ Reconnaître le droit au référendum d’initiative citoyenne (localement et nationalement)

● Une république sociale, où les salarié-es puissent faire respecter leurs droits et leurs intérêts dans les entreprises

✗ élargir les droits collectifs des syndicats et des institutions représentatives du personnel ;
✗ permettre aux salariés et à leurs syndicats d’intervenir sur les choix et proposer des stratégies alternatives,
✗ permettre aux représentants de la collectivité de faire valoir les aspects territoriaux et environnementaux.
✗ mise en place d’un cadre public légal de contrôle des grandes entreprises, permettant notamment de conditionner les subventions ou marchés publics au respect de clauses sociales et environnementales.

Plus de pouvoirs au Président ? Non ! Plus de pouvoirs aux citoyens ? Oui !

Ecole et internet : réaction de Jérome Relinger suite à la remise du rapport « E-educ »



Mis en ligne : 29 mai
La mission d’étude « e-Educ » sur les Technologies de l’information et de la communication pour l’enseignement (TICE) présidée par Jean Mounet a remis son rapport au ministre de l’Éducation nationale le 21 mai 2008.

S’il y a un domaine où le choix du Logiciel Libre prend une dimension exemplaire, et où la prescription publique en faveur de l’Open Source a valeur d’engagement vis à vis des générations montantes, c’est bien l’Éducation Nationale.

L’école du 21e siècle n’est pas celle du papier et du crayon : l’ordinateur est omniprésent dans la société. Il en résulte un défi et une ambition pour l’école, à savoir réussir l’intégration des TIC, dans toutes leurs dimensions. Dans le système éducatif, les TIC sont plurielles : instrument pour la pédagogie, outil de travail personnel et collectif pour les enseignants et les élèves, point d’appui pour la modernisation de l’administration, outil de l’enseignement à distance, facteur d’évolution des disciplines, dans leurs contenus et leurs méthodes, par exemple dans les enseignements techniques et professionnels, élément de la culture générale scolaire scientifique et technique.

Cette transversalité plaide pour des socles de mutualisation rassemblant sur une même plate forme des outils complémentaires et transverses. C’est la définition même des ENT.

Nous constatons que malgré de réels efforts d’équipement (supportés en large partie par les collectivités locales), la France obtient un classement moyen dans les comparaisons internationales. Des disparités fortes existent entre les niveaux d’enseignement, avec notamment un retard préoccupant du primaire, et entre les régions. Surtout, les contenus et les usages pédagogiques ne seraient pas aux niveaux de qualité et d’exigence observés dans les pays qui obtiennent les meilleurs résultats.

L’une des pistes de l’amélioration de ces usages n’est-elle pas justement le développement mutualisé de socles ENT Libres, et librement redistribuables d’une Région à une autre, d’un rectorat à un autre, d’une académie à une autre, d’un établissement à un autre ?

Or pour l’instant le gouvernement prend systématiquement les mauvaises directions, avec pour seule stratégie la distribution de l’argent public aux transnationales du loisir et de la cultures, aux éditeurs de logiciels propriétaires hégémoniques et au mastondontes cablo-opérateurs.

1- Haut et très haut débits : l’Etat ne met pas un euro.* Pire, il ne pilote rien.

Pour la première fois, un grand réseau stratégique se déploie sans vision partagée, ni stratégie publique. Or, le marché ne peut pas tout : face au surinvestissement dans les zones denses, et à l’abandon des zones blanches, il faut additionner l’investissement privé et l’initiative publique pour aller vers la couverture numérique universelle. La loi de modernisation de l’économie, si elle crée des règles utiles, ne donne pas l’impulsion nécessaire.

2- L’impasse et les illusions de la loi Albanel (HADOPI) en préparation.

Une nouvelle fois, 3 ans après la loi DADVSI, le gouvernement s’égare dans la voie répressive, instituant en priorité la «  chasse au pirate ». Internet n’est pas hors du droit, mais le recours à des lois archaïques bien éloignées d’un réel consensus ne rend service à personne, ni aux artistes, ni aux producteurs, ni aux internautes. Pourtant, les nouveaux financements de la création sont à construire, ils sont à portée (notre proposition de plate forme numérique

Signez : "Téléchargement illégal / L’appel de SVM contre la future loi Hadopi"

3- La société de surveillance généralisée pour des citoyens traçables.

Passeports biométriques et fichiers échappant au contrôle de la CNIL, tentation de filtrage, fichage des élèves, surenchère sécuritaire, sont devenus le quotidien d’un pouvoir anxiogène.

4- La fracture culturelle et sociale s’est installée dans la société numérique

Une famille française sur deux n’a pas d’accès au net. Internet pour tous reste un mirage. De l’école aux lycées, les collectivités locales sont conduites à se substituer à l’absence durable de l’Etat, pour répondre à l’exigence d’égalité.

5- Le sous-investissement français a été signalé par un rapport récent…du secrétariat d’Etat à l’évaluation des politiques publiques.

L’investissement des entreprises françaises dans les TIC est de 50% moins élevé que dans les pays européens en tête du peloton. Aucune mesure nationale crédible n’est venue apporter un soutien à ces investissements stratégiques.

Jérome Relinger
- Responsable du Parti communiste français au TIC

Prix de l’essence et racket pétrolier

Prix de l’essence et racket pétrolier

Mis en ligne : 29 mai

Ceux qui se lèvent tôt prennent souvent leur voiture. Ils paieront leur essence de plus en plus cher et « ça ne va pas s’arranger » leur a promis Sarkozy. Tout juste a-t-il consenti un fonds d’aide (encore faut-il voir à l’usage) à ceux qui sont les plus plongés dans la misère.

Pour les autres, 85% des Français, ils paieront plein pot l’augmentation du baril de brut mais aussi les profits faramineux des compagnies pétrolières, les bénéfices des fonds spéculatifs qui jouent les carburants à la hausse et l’envolée de la TVA ou de la taxe sur les produits pétroliers.

Le gaz a déjà augmenté de 9,5% cette année et il pourrait encore croître, afin de combler les appétits des actionnaires qui s’apprêtent à faire main basse sur GDF. Paradoxalement, ne pas avoir de pétrole peut rapporter gros et pas seulement des idées à cette petite minorité qui, un jour, préfère miser sur le blé, le mois plus tard les carburants, hier les métaux, demain - qui sait - l’eau. La moindre pénurie, une récolte médiocre, un brin de famine deviennent des aubaines pour ces fonds prédateurs.

C’est la règle du marché libre, de ce libéralisme auquel hélas quelques ténors de gauche trouvent toutes les vertus. Ces financiers ont des alliés de poids. Grâce au bouclier fiscal qui a exonéré les gros héritages, réduit leurs impôts et allégé les cotisations patronales, les habitués de Wall Street ou de notre Bourse ont trouvé des ressources supplémentaires pour aggraver les spéculations. Ces capitaux jouent contre la consommation qu’ils étranglent, le pouvoir d’achat qu’ils compriment, les salaires qu’ils bloquent. Aussi surprenant qu’il semble, les émeutes de la faim qui courent l’Afrique et la révolte qui gagnent les côtes européennes après avoir mobilisé tous les ports français ont la même origine et les mêmes auteurs : cette mondialisation capitaliste que trop de forces politiques regardent comme les vaches voient passer les trains.

Pire encore, ce racket pétrolier a été voulu et même planifié par les ministres européens des Finances qui réunis en septembre 2005 à Manchester avaient déjà répudié les mesures qui empêchent « l’ajustement nécessaire » des pays consommateurs au pétrole cher. Et les choix énergétiques et de transports, adoptés à Lisbonne par l’Union européenne ou décidés à Paris, vont à l’encontre de l’intérêt commun et des besoins publics. Le fret ferroviaire est délaissé par la SNCF qui a laissé le champ libre aux opérateurs privés. Les transports en commun sont de plus en plus soumis à des règles de l’offre et de la demande qui en augmentent furieusement les coûts et en limitent l’essor.

Le pouvoir sarkozyste choisit de limiter la dépense publique en n’investissant qu’au compte gouttes pour mieux emballer ses cadeaux à ses soutiens du CAC 40. Sarkozy avait promis aux pêcheurs qu’il les sortirait de la mouise comme il l’avait garanti aux ouvriers d’Arcelor-Mittal... Mais les seules promesses dont il se souvient sont celles qui pressurent le monde du travail, les jeunes, les retraités, les chômeurs. Et celles faites à ses amis, les riches.

cite du P.C.F 

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