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19.07.2008

Tract - Sarko le menteur, Pris la main dans le sac



Par : Communication
Mis en ligne : 18 juillet

Nicolas Sarkozy l’avait dit : « Il n’y aura pas de privatisation d’EDF et Gaz de France, c’est clair, c’est simple, c’est net ».

Hélas, l’entreprise publique Gaz de France vient de passer sous le contrôle du groupe privé franco-belge Suez. Avec la bénédiction du Président de la République, grand ami du principal actionnaire privé.

« C’est clair, c’est simple, c’est net », avec Sarkozy, il faut s’attendre au pire pour l’avenir de nos services publics et au meilleur pour ses copains du patronat. Et ce flagrant délit de mensonge est loin d’être le seul.

Le candidat Nicolas Sarkozy avait en effet tout promis : du travail pour tous, de bons salaires, plus de démocratie, plus d’efficacité des politiques publiques, permettre à chaque français d’être propriétaire de son logement, garantir la réussite de chacun à l’école, etc...

Après 15 mois de présidence, son indéniable talent de bonimenteur ne suffit plus à masquer l’échec des politiques menées, ou plutôt leur objectif véritable : une politique au service du patronat et des puissances de l’argent, contre les intérêts du plus grand nombre.

 Le pouvoir d’achat aux oubliettes

Alors que les prix s’envolent et que les salaires stagnent, les promesses de campagne se sont évanouies. Des millions de françaises et de français ne peuvent plus joindre les deux bouts : sur-loyer, prix des denrées alimentaires, de l’essence, retraites minuscules, déremboursement de médicaments... Ils sont des millions qui ne partiront pas en vacances cet été. Ils sont des millions à jongler, non pas pour vivre mais simplement pour subsister.

Sarkozy a voulu faire croire qu’il pourrait agir sur le pouvoir d’achat sans toucher aux salaires, sans s’attaquer aux profits, à la spéculation. Mensonges !

Alors qu’en ce moment même des centaines milliards d’euros s’évaporent sur les marchés financiers, que les entreprises françaises font des bénéfices inégalés dans l’histoire (105 milliards en 2007 pour les seules entreprises du CAC40) et que le club des milliardaires compte chaque jour de nouveaux membres (le patrimoine des 500 plus grandes fortunes de France est passé de 200 à 280 milliards d’euros en une année), la « France qui se lève tôt » a un réveil pénible.

 Les services publics sacrifiés

Plus c’est gros, mieux ça passe : déplorant que « les caisses sont vides », fustigeant des services publics sous perfusion ou l’assistanat des politiques sociales, Sarkozy distribue dans le même temps 15 milliards aux plus riches et octroie généreusement 65 milliards d’euros de cadeaux fiscaux aux entreprises, sans contrepartie sur l’emploi, sur l’investissement. Un scandale !

Par contre, pour les services publics ce sera le régime sec, et Sarkozy jure la main sur le coeur qu’il est possible de les rendre plus performants en ne remplaçant pas un fonctionnaire sur deux. De qui se moque-t-on ?

L’école, l’université et la recherche paient le plus lourd tribu au dogme libéral du président de la République. L’année prochaine, ce sont encore 30.000 postes de fonctionnaires qui seront supprimés, dont 13.000 dans l’éducation nationale (-25.000 depuis l’élection depuis mai 2007).

Derrière le paravent de « l’égalité des chances », l’objectif est clair : réduire drastiquement les dépenses de l’école publique, ouvrir des « marchés » pour le secteur privé de l’éducation et construire une école de la sélection et de la reproduction sociale des élites. Un projet mortel, rejeté par la communauté éducative, les parents d’élèves comme les étudiants mobilisés ce printemps et dont Sarkozy se vante de ne pas écouter les appels.

 La démocratie piétinée

Voilà toute la méthode Sarkozy : le débat, la démocratie, ce serait du temps de perdu, la souveraineté populaire, un obstacle. La construction européenne en est un triste exemple. Prétendant avoir « entendu » ce qui s’est exprimé avec la victoire du Non au Traité de Constitution européenne, il repasse pourtant le plat avec un traité de Lisbonne tout aussi libéral et qu’il impose sans référendum : « vous n’en voulez pas mais vous en mangerez quand même ! » Même chose pour ces indociles Irlandais, invités à revoter jusqu’à ce que « oui » s’ensuive... Quel mépris des peuples et de la démocratie !

Et que dire de son projet de réforme de la Constitution renforçant les pouvoirs présidentiels et le bipartisme ? Que dire de ses manoeuvres politiciennes pour arracher un vote favorable à cette réforme et diviser la gauche ? Que dire également de sa conception du dialogue social ? Là aussi, le mensonge et l’entourloupe font loi. Ainsi, au mépris de la parole donnée aux partenaires sociaux et des accords négociés, le gouvernement poursuit son projet de déréglementation généralisée du droit du travail et de casse des 35 heures.

Nous avons été des centaines de milliers à nous mobiliser au printemps contre l’imposture Sarkozy et pour d’autres choix, une autre politique. Certains se proposent d’attendre 2012 pour mettre Sarkozy au chômage. Mais va-t-on le laisser continuer à tout casser pendant encore 4 ans ? Donnons-nous rendez-vous dès cet été et à la rentrée, pour poursuivre et amplifier ces mobilisations. Les communistes vous donnent notamment rendez-vous, à la Fête de l’Humanité, rendez-vous des colères, rendez-vous de l’espoir de celles et ceux qui veulent construire à gauche, une véritable alternative à cette politique.

Parti communiste français – 17 juillet 2008


Suez/GDF : l’énergie aux mains des actionnaires privés
- Communiqué du groupe CRC au Sénat

18.07.2008

Révision constitutionnelle : Explication de vote du groupe CRC au Sénat par Nicole Borvo Cohen-Seat



Mis en ligne : 18 juillet

Le Sénat a adopté, mercredi 16 juillet 2008, en deuxième lecture, le projet de loi constitutionnelle de modernisation des institutions de la Ve République.

Nicole Borvo Cohen-Seat a dénoncé la mise en place d’un « système hybride, assez monarchique, où règne la confusion des pouvoirs, où le fait majoritaire est exacerbé et variable selon que la majorité est de droite ou de gauche ».

www.elunet.org

Explication de vote du groupe CRC :

« Cette révision, annoncée après »Cette révision, annoncée après l’élection de Nicolas Sarkozy, mais non avant, aura connu une gestation de neuf mois. Tout d’abord, le comité Balladur a fait connaître 77 propositions qui mettaient en place un régime présidentiel affiché avec un peu de proportionnelle, un Sénat plus démocratique et quelques limitations des pouvoirs du Président.

Le projet du Gouvernement, présenté en décembre, organisait un présidentialisme caché sous une prétendue revalorisation des pouvoirs du Parlement. On ne parlait plus de proportionnelle, de modification du scrutin sénatorial ou de limitation des pouvoirs du Président de la République. Cette révision devait faire, selon M. Fillon, l’objet d’un large consensus -qui ne concernait, en fait, que l’UMP. Quant au peuple, il n’en a jamais été question, ni sous la forme d’une consultation populaire, ni d’une amélioration de la représentativité du Parlement.

Aujourd’hui, s’il y a consensus, c’est tout au plus au sein de la majorité présidentielle. Les tentatives de l’opposition pour améliorer le projet et renforcer les droits du Parlement ont été rejetées. La modification de la représentativité des collectivités territoriales a tourné à la caricature à mesure que la propagande annonçant un renforcement des droits du Parlement se dégonflait. Nous avons vu ce qu’il est advenu, notamment, du droit d’amendement.

Nous nous trouvons désormais face à un régime particulier, d’inspiration présidentielle à l’américaine d’une part, avec un Président aux pouvoirs considérables non responsable devant le Parlement, mais pouvant dissoudre ce dernier, et proche d’un parlementarisme rationalisé à l’anglaise d’autre part, mais sans les droits de l’opposition. Bref, un système hybride, assez monarchique, où règne la confusion des pouvoirs, où le fait majoritaire est exacerbé et variable selon que la majorité est de droite ou de gauche.

Le groupe CRC votera résolument contre cette révision qui repousse encore les limites de la Constitution de 1958 vers un présidentialisme exacerbé, contre la façon dont le Président de la République souhaite peser dans le débat -sa prestation d’aujourd’hui dans la presse augure de son comportement futur, lorsqu’il pourra s’exprimer devant le Parlement. Et la grossière pêche aux voix engagée pour convaincre les derniers parlementaires hésitants nous conforte dans notre décision de rejeter cette réforme constitutionnelle."

Texte du projet de loi

Rapport de M. Jean-Jacques Hyest, fait au nom de la commission des Lois

Synthèse du rapport (en pdf)

Amendements déposés sur le texte

Scrutins publics

Petite loi (articles déjà examinés)

Compte rendu des débats des 15 et 16 juillet

16.07.2008

AMAD .( DESSIN )

Démocratie simplifiée

democratiesimplifiee.jpg

BRAVO ET MERCI AUX OUVRIERS, HONTE A LA DIRECTION !!!!!


 

BRAVO ET MERCI AUX OUVRIERS, HONTE A LA DIRECTION !!!!!

VOTRE MESSAGE A ETE FORT NOUS VOUS AVONS ENTENDUET ALLONS DENONCER L’ACCORD QUI A MIS LE FEU AUX POUDRES

Nous n’aurions pas assez de 40 pages pour vous dire combien nous sommes fiers de représenter des salariés postés aussi déterminés à refuser l’esclavage, nous n’aurions même pas assez de 100 pages pour dire notre dégoût de cette Direction qui n’a pas eu le courage d’assumer votre réaction.

Depuis des mois cette Direction nous menace, nous provoque, nous insulte, nous harcèle, la réaction a été tout à fait légitime, même si parfois très tendue !!!!

Nous n’avons jamais vu une Direction fuir autant ces responsabilités, M GOMEZ et PFERFERMANN ne sont même pas venus pour dialoguer, pire ils nous ont envoyé les forces de l’ordre, ces deux là sont venus pour casser notre usine il n’y a aucun doute la dessus !!!

Que dire d’une Direction qui ferme l’usine pendant plusieurs jours et qui pénalise les salariés souhaitant aller au travail, car dès le départ nous avons dit clairement, que nous respecterions les grévistes et les non grévistes, c’est la première fois que la Direction ferme l’usine, à ce sujet nous adressons un courrier au DRH pour lui demander le paiement à TOUT le personnel des journées pendant la durée de fermeture du site.

Nous rappelons que ce sont les syndicats CGC et CFTC qui sont responsables de cette montée de colère, ils ont signé un accord refusé majoritairement, contre votre avis, ils auront des comptes à vous rendre, la Direction les a mis en CP, une honte !!!!!

Malgré cette colère aucun incident majeur n’est à déplorer, notre présence à permis d’éviter bien des dérives et nous apprenons ce jour que les élus CGT vont être poursuivis une nouvelle fois, c’est une nouvelle provocation, la Direction veut nous faire passer pour des voyous !!!!!

Beaucoup d’entre-vous ont été choqué par la présence massive des forces de l’ordre mercredi matin et pire encore les vigiles de boites de nuit qui d’ailleurs sont encore dans nos murs !!!!

La CGT Goodyear a pris et assume sa responsabilité, nous avons soutenu des salariés trahis et en colère contre une Direction et deux syndicats à la dérive totale !!!!

Comme nous vous le disons dans notre titre, nous vous avons entendu et nous allons dénoncer l’accord 4×8 signé à l’arrache par des syndicats qui n’écoutent que la Direction et le MEDEF !!!! Vous avez dit clairement pendant 6 jours que vous ne vouliez pas des 4×8, qu’il fallait que les syndicats non signataires dénoncent l’accord !!!

Ce jour nous faisons donc partir notre droit d’opposition de l’accord 4×8, mais aussi sur celui de l’accord inter établissements qui permet à la Direction de n’appliquer le PSE que sur notre site, accord signé la aussi par le syndicat CGC.

Pendant 6 jours, nous avions des salariés en colère, au bord de l’explosion, des femmes, des enfants, la Direction devrait avoir honte ; de mémoire de salariés nous n’avons jamais vu des responsables aussi lâche, ils se sont « tiré comme des voleurs » il fut une époque ou même en cas de conflit il y avait un minimum de dialogue, mais cette époque est hélas révolue !!!!

Nous remercions aussi ceux qui nous ont soutenu, la région, le département, ainsi que l’union départementale CGT et la fédération chimie, au passage nous remercions aussi toute la population amiénoise qui a signée en masse notre pétition et qui nous a apporté de nombreux messages de soutien !!!!

La Direction dit qu’elle va mettre le plan social en œuvre, nous lui rappelons qu’une solution intelligente existe et qu’il faut en discuter autour d’une table, d’ailleurs une table ronde est prévue et nous apprenons que la Direction refuserait celle-ci, la CGT continue de demander la nomination d’un médiateur, il faut trouver et vite une solution, faute de quoi, un jour, nous ne pourrons plus rien maîtriser !!!!

L’osmose entre les équipes de week-end et celles de semaine est énorme, VOUS avez dit clairement qu’ensemble vous refusiez les 4×8, et qu’il fallait que les syndicats dénoncent cet accord en dessous de tout !!!!

La Direction va donc nous mettre sur le dos le plan social, met elle ne parle plus des 450 à 500 suppressions d’emplois liés aux 4×8 et dire que 2 syndicats ont signé un accord permettant de liquider 500 emplois, la aussi c’est une première sur notre site !!!!

La CGT Goodyear vous invite à ne plus faire de relèves repas, c’est légal et donc il faut l’appliquer.

La Direction veut casser du cégétiste, alors que sans nous pendant les 6 jours il y aurait eu bien plus de débordements, nous avons tout mis en œuvre pour limiter la tension, malgré les provocations sans cesse.

L’action ne doit pas s’arrêter là, d’autres sont à venir, la CGT Goodyear malgré les menaces ne changera pas de cap, nous ne sommes pas des bandits comme la direction veut nous montrer, les bandits, les voyous sont ceux qui désertent l’usine, envoient des forces de l’ordre, ferment l’usine, bref ceux qui depuis des mois attisent la colère et ne cesse de harceler des ouvriers honnêtes et intègres !!!!!

La CGT au CE va demander une réunion extraordinaire, car nous trouvons inadmissible que notre fric serve à payer des vigiles de boites de nuit !!!

Votre mouvement est terminé et nous vous le redisons, nous sommes plus que fiers d’être à vos cotés, la Direction a perdu quoi qu’il arrive, la convergence dans la lutte entre les salariés de semaine et week-end est une réussite totale, vous avez TOUS dit que les 4×8 ce ne sera pas chez Goodyear Amiens.

La Direction a cassé quelque chose, plus jamais l’usine ne fonctionnera comme avant, il y a de la haine, de la colère, la Direction a mis le paquet depuis des mois pour vous faire péter un câble, combien d’entre-vous le disent :

« Ils nous ont mis la haine, nous ne sommes plus nous même !!! »

La Direction fait circuler une rumeur comme quoi le secrétaire de la CGT aurait une place dans les instances de la CGT, cette information est une calomnie de plus, la seule ambition qu’il a est celle de défendre les salariés jusqu’au bout !!!!

ENCORE BRAVO A TOUS

SOYEZ FIERS DE VOUS

LA DIRECTION N’A PAS GAGNE

NON AUX 4X8

OUI À LA DISCUSSION ET AU DIALOGUE

NON A LA PROVOCATIONNON AUX MENACES ET CHANTAGES

VOTRE SYNDICAT, VOS ELUS CGT

http://www.cgt-goodyear-nord.fr/

De : CGT GOODYEAR
mercredi 16 juillet 2008

site BELLACIAO

Communiqué commun CGT-SUD-CFDT-FO-CFTC


Les organisations syndicales, CGT, SUD, CFDT, FO, et CFTC se sont rencontrées ce jour suite aux articles de presse annonçant un changement de statut et d’ouverture du capital de La Poste qui sera confirmé par le Président Jean-Paul Bailly lors du prochain conseil d’administration, le 10 juillet 2008. Elles jugent inqualifiable l’attitude de la direction de La Poste suite à cette annonce, par presse interposée.

Les organisations syndicales refusent un processus qui conduirait inexorablement à la privatisation du service public postal. .

D’évidence, La Poste et le gouvernement ont fait le choix de passer en force en contournant les organisations syndicales représentatives des postières et des postiers.

Nos fédérations s’engagent dans l’action :
Pour un service public moderne et rénové, qui réponde aux besoins de la population sur l’ensemble du territoire ;
Pour la défense de l’emploi et le maintien des garanties des fonctionnaires et des contractuels.

Les Organisations syndicales demandent au Gouvernement et au Président de la Poste :
une véritable concertation dans les plus brefs délais
l’organisation d’un débat public national sur l’avenir du service public postal. Les organisations syndicales seront auprès des postiers tout l’été pour débattre avec eux de leur avenir et pour définir les modalités les plus efficaces dans le but de préparer une action unitaire nationale dès la rentrée.

Une nouvelle rencontre des Organisations syndicales est d’ores et déjà programmée début septembre.

Plus d’infos sur le site de SUD Postaux Paris



De : SUD Postaux Paris
mercredi 16 juillet 2008

site BELLACIAO 

Faire revoter les Irlandais ! Mais pour qui se prend le Président Sarkozy ?


Communiqué de Jean-Pierre Brard, député app-PCF de Montreuil

Faire revoter les Irlandais ! Mais pour qui se prend le Président Sarkozy ?
"Le Président de la République, actuellement à la tête de la Présidence de l'union, se prendrait-il pour le Président irlandais ou bien pour le roi du monde ?

C'est la question que nous sommes en droit de nous poser à entendre ses déclarations du jour, tenues devant un parterre de députés convoqués à l'Elysée pour écouter la bonne parole présidentielle. En déclarant vouloir faire revoter les Irlandais qui ont rejeté le traité européen il y a un mois, le Président SARKOZY fait preuve d'un mépris insupportable du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes et de leur avenir. Au lieu de prendre le temps d'un nouveau débat avec les peuples pour concevoir un nouveau projet européen sortant du dogme libéral, définissant les piliers social et démocratique de l'Union et la protégeant comme un pôle de progrès social et écologique, le Président de l'union en exercice choisit la voie du coup de force et du mépris de la parole populaire. C'est une fois encore la preuve que la construction européenne actuelle manque totalement de légitimité populaire.

Après avoir privé les Français de voter, par référendum, sur un texte qui n'est qu'une pâle et mauvaise copie du traité constitutionnel européen rejeté en 2005, monsieur SARKOZY fait un caprice et exige des Irlandais qu'ils changent leur vote. Pour ma part, je joins ma voix à tous ceux qui, depuis 2005, demandent qu'un nouveau traité européen soit élaboré par une assemblée constituante, élue directement par les citoyens. Ce traité devra être adopté par référendum dans chaque État membre, le même jour. "
Nicolas Maury 

Luc Guyau « Toute nouvelle concession sur l’agriculture serait inacceptable »

Présidence française . Luc Guyau, président de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture, livre son sentiment à la veille du conseil agricole européen.

Le ministre de l’Agriculture Michel Barnier préside aujourd’hui son premier conseil agricole européen. Qu’en attendez-vous ?

Luc Guyau (1). La présidence française doit reprendre l’examen du bilan de santé de la politique agricole commune (PAC) en partant des propositions faites par la Commission. Selon mes informations, les quatre premiers mois de la présidence française seront centrés sur l’échange entre les ministres des 27 afin d’examiner les marges de manoeuvre dont ils disposent dans le cadre du « bilan de santé » de la réforme de 2003 proposé par la Commission. Le ministre cherchera ensuite les contours d’un compromis par des échanges bilatéraux. Puis un conseil devrait avoir lieu en novembre pour procéder aux derniers ajustements. D’ici là, les 27 auraient intérêt à raisonner à échéance de dix à quinze ans plutôt que de s’en tenir au seul horizon de 2013. La présidence française ne permettra pas de régler tous les problèmes. Mais je souhaite vivement qu’elle impluse une véritable réflexion sur l’avenir de l’agriculture en Europe.

Une trentaine de pays vont réunir leurs négociateurs à Genève autour du directeur général de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) le 21 juillet pour tenter de boucler le cycle de négociation entamé en 2001 à Doha. L’Europe a déjà beaucoup cédé sur les dossiers agricoles sans obtenir de contreparties en faveur de l’industrie et des services. Que pensez-vous de cette utilisation de l’agriculture comme monnaie d’échange ?

Luc Guyau. Le système de discussion et les critères de la négociation en cours à l’OMC ne sont pas compatibles avec les missions que l’Europe exige de l’agriculture. Tout se passe comme s’il fallait conclure le cycle de Doha quel qu’en soit le prix pour l’agriculture européenne alors que le contexte a beaucoup changé depuis 2001. À l’époque, on nous disait que nous avions trop de viande, de lait, de céréales. On voit aujourd’hui à quel point ces arguments étaient fallacieux. La logique voudrait que l’on discute à l’OMC en intégrant cette nouvelle donne induite par la réduction des stocks agricoles au niveau mondial et la volatilité des cours que cela provoque. Or, à l’OMC on continue de discuter en occultant ces éléments nouveaux. Je trouverais inacceptable toute nouvelle concession de l’Union européenne. Pour les produits sensibles comme la viande, le lait, les fruits et légumes, de faibles volumes d’importation suffisent parfois pour déstabiliser les cours sur le marché intérieur et pour ruiner les agriculteurs. Voilà pourquoi il faut garder des protections douanières aux frontières de l’Europe.

Dans les années qui ont précédé l’emballement des cours des céréales et des oléagineux en 2007, vous avez publié de nombreuses « tribunes » dans différents journaux - dont l’Humanité - pour souligner que la question de l’approvisionnement des peuples en produits alimentaires n’était jamais réglée une fois pour toutes et qu’il fallait des politiques agricoles assorties d’outils de régulation. Avez-vous le sentiment que ce discours est mieux compris aujourd’hui ?

Luc Guyau. Quand j’étais un jeune éleveur, des économistes libéraux prétendaient déjà que nous n’avions pas besoin de produire de la viande bovine puisque l’Argentine pouvait nous en fournir à moindre coût. Puis est arrivée la guerre des Malouines, en 1982, et l’Argentine a stoppé ses exportations de viande vers l’Europe. Récemment, je recevais un producteur de lait néo-zélandais. Son pays exporte 97 % de sa production laitière et cet éleveur me disait que les livraisons de lait chutent considérablement en raison d’une sécheresse persistante. Ces deux exemples montrent que l’on ne saurait trop dépendre des importations. Les consommateurs ont fortement réintégré cette notion depuis un an en observant des hausses de prix provoquées par une raréfaction de certains produits. Mais il reste du chemin à faire pour que les grandes institutions comme la Banque mondiale et le FMI soient au diapason des nouveaux enjeux alimentaires même si elles ont un peu bougé ces derniers mois. Aujourd’hui, l’attitude la plus déconnectée des réalités s’observe chez les négociateurs de l’OMC et chez son directeur général, Pascal Lamy. J’ai parfois l’impression qu’il veut que son mandat s’achève à tout prix par un accord qui conclurait le cycle de Doha, quel que soit le contenu de cet accord. Je trouve cela inacceptable.

La controverse grandit aujourd’hui sur les agrocarburants. Est-il possible de concilier leur développement avec la mission première de l’agriculture qui est de nourrir les hommes ?

Luc Guyau. De tout temps, l’agriculture a autoproduit de l’énergie, qu’il s’agisse du bois de chauffage ou de la nourriture des animaux de trait. C’est légitime. En théorie, les réserves de terres non cultivées dans de nombreux pays permettent la production d’agrocarburants. Mais, là aussi, il faut de la régulation.

(1) Producteur de lait en Vendée,

Luc Guyau a également été président du CNJA, puis de la FNSEA.

Entretien réalisé par Gérard Le Puill

l' Huma du 15 / 07 / 08

"La mauvaise réputation" par Georges Brassens (vidéo + paroles)



Source : www.linternaute.com/

Au village, sans prétention, J’ai mauvaise réputation. Qu’je m’démène ou qu’je reste coi Je pass’ pour un je-ne-sais-quoi ! Je ne fait pourtant de tort à personne En suivant mon chemin de petit bonhomme. Mais les brav’s gens n’aiment pas que L’on suive une autre route qu’eux, Non les brav’s gens n’aiment pas que L’on suive une autre route qu’eux, Tout le monde médit de moi, Sauf les muets, ça va de soi.

Le jour du Quatorze Juillet Je reste dans mon lit douillet. La musique qui marche au pas, Cela ne me regarde pas. Je ne fais pourtant de tort à personne, En n’écoutant pas le clairon qui sonne. Mais les brav’s gens n’aiment pas que L’on suive une autre route qu’eux, Non les brav’s gens n’aiment pas que L’on suive une autre route qu’eux, Tout le monde me montre du doigt Sauf les manchots, ça va de soi.

Quand j’croise un voleur malchanceux, Poursuivi par un cul-terreux ; J’lance la patte et pourquoi le taire, Le cul-terreux s’retrouv’ par terre Je ne fait pourtant de tort à personne, En laissant courir les voleurs de pommes. Mais les brav’s gens n’aiment pas que L’on suive une autre route qu’eux, Non les brav’s gens n’aiment pas que L’on suive une autre route qu’eux, Tout le monde se rue sur moi, Sauf les culs-de-jatte, ça va de soi.

Pas besoin d’être Jérémie, Pour d’viner l’sort qui m’est promis, S’ils trouv’nt une corde à leur goût, Ils me la passeront au cou, Je ne fait pourtant de tort à personne, En suivant les ch’mins qui n’mènent pas à Rome, Mais les brav’s gens n’aiment pas que L’on suive une autre route qu’eux, Non les brav’s gens n’aiment pas que L’on suive une autre route qu’eux, Tout l’mond’ viendra me voir pendu, Sauf les aveugles, bien entendu.

http://internationalnews.over-blog.com/article-21267626.h...



De : Emilie
mercredi 16 juillet 2008

site BELLACIAO 

15.07.2008

Mourir libre ? Marina Petrella en danger de mort !



Signez la pétition de soutien ici

Selon son médecin, l’ex-membre des Brigades rouges est très gravement malade. L’avocate de Marina Petrella réclame l’arrêt de la procédure d’extradition et l’application de la «clause humanitaire».

L’ex-membre des Brigades rouges Marina Petrella, incarcérée en France en attente d’une extradition vers l’Italie, est «en danger de mort», écrit dans un certificat, son médecin traitant qui l’a examinée dimanche à l’hôpital d’Evry.

Mme Petrella, 54 ans, a été transférée vendredi de la maison d’arrêt pour femmes de Fleury-Mérogis (Essonne) à l’hôpital Louise-Michel d’Evry, «sur décision du corps médical qui a jugé son état faible», avait précisé son avocate Irène Terrel.

L’ex-brigadiste a été examinée dimanche par son médecin traitant, qui a toujours été informé de son état, et a constaté «une aggravation» avec une perte de poids «maintenant supérieure à 20 kilos», écrit le médecin dans un certificat remis à Me Terrel.

«Sa fuite de toute vie, telle qu’elle l’exprime depuis des mois, est constante et permanente», ajoute le praticien selon lequel «la situation médicale de Mme Marina Petrella est effectivement entrée dans une phase critique où la vie de ma patiente est en péril». «J’atteste avec la même détermination que Marina Petrella est en danger de mort» et que «les soins qui doivent lui être prodigués sont incompatibles avec son maintien en détention», a ajouté ce médecin installé dans le XIVe arrondissement de Paris.

Ancienne dirigeante de la «colonne romaine» des Brigades rouges, Marina Petrella a été condamnée en Italie en 1992 à la réclusion criminelle à perpétuité, notamment pour complicité de meurtre d’un commissaire de police à Rome en 1981. Vivant en France depuis 1993, elle a été arrêtée en août 2007. Son décret d’extradition a été signé le 3 juin par le gouvernement français.

Tout en s’engageant à livrer Marina Petrella aux autorités italiennes, qui la réclament, le président Nicolas Sarkozy a demandé dans une lettre du 10 juillet à Silvio Berlusconi, président du Conseil des ministres italien, que l’ex-brigadiste puisse être graciée «dès que possible». L’avocate de Mme Petrella réclame l’arrêt de la procédure d’extradition et l’application en faveur de sa cliente de la «clause humanitaire», prévue par la convention européenne d’extradition de 1957.

http://www.leparisien.fr/home/info/...



De : Patrice Bardet
lundi 14 juillet 2008

site BELLACIAO 

Sarkozy attaque la culture


Un texte du PCF soutenant la manifestation des artistes et techniciens du spectacle le 18 juillet à 14h30 à Avignon de l’office du Tourisme au Palais des Papes.

Le 18 juillet, habitants, festivaliers, artistes...

  • MOBILISONS-NOUS*

/Nous sommes en Avignon où sont rassemblés des milliers de professionnels et d’amoureux du théâtre./

/Les compagnies, les artistes et les techniciens du spectacle manifestent le vendredi 18 juillet prochain à Avignon pour exprimer leur « refus de la paupérisation du spectacle vivant ». /

/Le Parti Communiste Français y apporte son soutien, sera présent et appelle les citoyens à y participer./

  • Une profession précarisée, en danger*

Malgré les promesses de la Ministre d’y regarder de plus près, la réforme des annexes 8 et 10, dite des « intermittents », poursuit son laminage des artistes et techniciens du spectacle. Les annonces, les coupes sombres dans le budget de la culture mettent en danger d’existence de nombreuses compagnies et, comme elles, les institutions sont souvent contraintes de réduire leurs «marges artistiques». Une «réforme nouvelle», le numéro d’objet, tend à exclure tout ce qui est action culturelle du champ artistique, obligeant les artistes à tendre la sébille à chaque nouveau projet.

Madame Albanel promet de faire tout ce qu’elle peut pour défendre la culture. Elle prétend ouvrir le débat avec les entretiens de Valois mais dans un contexte contraint de restrictions alors qu’il y a urgence à relancer les politiques publiques. *On amuse la galerie alors que le gouvernement et le président ont décidé qu’il y a trop d’artistes, trop de tribunaux, trop d’hôpitaux, trop d’enseignants, trop de service public, trop de tout sauf de profits...*

  • L’art et la culture en danger*

Cela fait effectivement bien longtemps, et pas seulement du seul fait de la droite, que la place de l’art et de la culture dans les politiques publiques se dégrade. Mais aujourd’hui le gouvernement Sarkozy-Fillon veut passer un cap dans le démantèlement du service public de la culture. Quand il s’agit de financement public de la culture, il n’a qu’une idée en tête, mécénat, défiscalisation «responsabilisation» des collectivités territoriales ; il veut se dégager de sa responsabilité. Sans doute considère-t-il - avec quel mépris ! - que le marché, la télé et les industries culturelles ont règlé la question de la démocratisation et de l’accès aux oeuvres pour le plus grand nombre. Et que ce qui subsistera de théâtre, de musique, d’arts plastiques et d’opéra... sera bien suffisant pour les amateurs éclairés et fortunés. Et pour le « rayonnement » de la France.

  • Il faut faire d’autres choix !*

Au contraire, les communistes pensent que le désir d’art est partagé. Ce désir d’art est constitutif de l’humanité, il doit être au coeur de tout projet politique. Ce doit être l’ambition d’un service public de la culture. Et notre pays est suffisament riche pour consacrer 1% de son PIB à l’art et la culture. *A condition d’avoir le double courage de considérer l’art et la culture comme un bien commun à partager par tous et de se donner les moyens d’un engagement et d’un financement publics sans lequel il n’ y aura ni création, ni diversité culturelle ni appropriation par le peuple des oeuvres de l’esprit.*

  • Les caisses sont vides...? Pas pour tout le monde !*

Nicolas Sarkozy se répand sur le vide des caisses de l’Etat. Mais en juin 2007, le premier geste du Président a été d’offrir 15 milliards aux plus riches dans le fameux «paquet fiscal». Et d’en reprendre la moitié, 7 milliards, dans nos poches avec la carte famille nombreuse supprimée, moins pour le logement, le social... et il faut y ajouter la culture. Nicolas Sarkozy, c’est « Robin des Bois » à l’envers. Il vole aux pauvres pour donner aux riches !

Il y a urgence à résister, à faire entendre des choix de gauche et ouvrir une perspective de changement.

Avignon est le lieu de nombreux débats citoyens sur le théâtre, sur la culture. Ce sont autant d’occasion pour confronter les points de vue et se faire entendre.

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