21.11.2010
Lettre ouverte à Sarkozy de Christine MORCELLIN ex-déléguée CGT des fonderie RENCAST Thonon ( 74 )
samedi 20 novembre 2010 (22h08)
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Thonon le 18 novembre 2010
Lettre ouverte adressée par Christine MOCELLIN, syndicaliste, ex- déléguée des Fonderies Rencast à Thonon les Bains
Blog de l’UL CGT Thonon les Bains http://cgtchablais.over-blog.com/
Lettre ouverte à Monsieur Nicolas Sarkozy, Président de la République
Monsieur le Président, Vous vous êtes exprimé mardi soir à la télévision. De nombreux thèmes ont été évoqués. Par une manipulation morale habile, vous avez fait profil-bas et vous êtes presque "excusé" devant les Français de mettre en place des réformes impopulaires « mais nécessaires », pour reprendre vos expressions. Vous vous affichez en victime, car vivement critiqué et au plus mal dans l’opinion publique. Au final, vous vous attribuez quasiment la place d’un héros, vous et votre politique allant "sauver la France"...
Pourtant, les nouvelles mesures que vous souhaitez mettre en place avec votre gouvernement, sa majorité parlementaire et le MEDEF ne sont pour le moins aucunement rassurantes. Nous savons qui, encore une fois, en paiera le prix. Vous n’avez aucune notion du ressentiment de vos concitoyens, pas plus que de la souffrance morale et physique que votre politique injuste et vos « réformes » procurent.
Le plus insupportable, c’est votre omission d’aborder l’essentiel des préoccupations de la grande majorité des Français.
Des millions de personnes de milieux très divers ont défilé et manifesté contre votre réforme des retraites qui reste la plus dure et la plus injuste d’Europe, même si vous vous dérobez en la comparant à d’autres et en particulier à l’Allemagne, en faisant abstraction de dire que les Allemands ne doivent cotiser que 35 ans pour acquérir une retraite à taux plein.
Ce que vous n’avez pas entendu, c’est la détresse de millions de personnes plongées dans des difficultés énormes, obligées de plus en plus souvent à faire appel à des associations caritatives pour survivre
Ce que vous n’avez pas entendu, c’est la colère de ces millions de mères de familles qui ne peuvent plus nourrir décemment leurs enfants par manque de revenus Ce que vous n’avez pas entendu, c’est la tristesse des milliers de gosses qui ne comprendront pas pourquoi le Père noël n’a rien déposé sous le sapin si toutefois il y en a un.
Ce que vous n’avez pas entendu, c’est le désespoir moral et physique de personnes qui souffrent et ne peuvent plus se soigner, ne pouvant cotiser à une mutuelle.
Ce que vous n’avez pas entendu, c’est la révolte de milliers d’étudiants qui galèrent pour payer leurs études et sont trop souvent obligés de faire des petits boulots, quand ils ne doivent pas abandonner celles-ci pour des raisons financières.
Ce que vous n’avez pas entendu, c’est la souffrance des résidents âgés, et des personnels, de certaines maisons de retraites, perçues plus comme des "mouroirs" que des lieux de vie, quand eux-mêmes ou leur famille ne peuvent débourser 2000 euros ou plus par mois pour accéder à des établissements adaptés et équipés.
Ce que vous n’avez pas entendu, ce sont ces milliers de foyers privés d’électricité et de chauffage cet hiver parce qu’ils ne pourront pas honorer leur factures.
Ce que vous n’avez pas entendu, c’est la souffrance au travail qui mène parfois au suicide, et laisse des veuves et des orphelins.
Ce que vous n’avez pas entendu, ce sont les SDF qui vont, encore, affronter un hiver dans la rue et peut être y mourir, victimes d’un système qui exclu les plus démunis, comme chaque année.
Certes, vous évoquez avec éloquence et grand discours l’injustice de la mort de policiers agressés par des délinquants, tout le monde en convient, c’est intolérable. Mais au même titre, est-il acceptable de laisser dans un pays riche comme la France, mourir des gens de faim et de froid sans que cela ne suscite le moindre intérêt dans vos interventions ? En fait, ce que vous n’avez pas entendu Monsieur le Président, ce sont les millions de voix de parents, de salariés, de chômeurs, de retraités, d’enfants, d’étudiants, de sans-logis, qui subissent les effets destructeurs de votre politique antisociale et profondément injuste au profit des plus riches.
Nous avons bien compris la finalité de votre intervention Monsieur le Président :
- rassurer les plus riches en leur annonçant un énorme cadeau : la suppression de l’ISF (Impôt Sur la Fortune).
- rassembler la droite, centristes compris, ratisser un maximum de voix au Front National par l’annonce de votre projet populiste sur l’immigration.
- mentir concernant la prévision de la baisse du chômage.
- enchanter le MEDEF par l’instauration d’un projet de nouvelle réforme d’indemnisation du chômage proche de celle de J.Cameron en Angleterre, qui rappelons-le, consiste à obliger les chômeurs à accomplir des tâches d’intérêts commun gratuitement sous peine de radiation. Votre projet est légèrement nuancé, mais flirte avec ce jumelage : obligation au bout d’un an de chômage d’accepter n’importe quel emploi, (une aubaine pour les employeurs qui rémunèreront à coup de lance-pierre et feront faire les travaux les plus ingrats avec, cerise sur le gâteau, une éventuelle attribution d’aides de l’Etat pour favoriser leurs embauches) : double jackpot pour le MEDEF.
- tenter d’attendrir la population par un soit disant projet d’aide à la dépendance pour lequel tous les salariés se verront contraints de payer dès 50 ans une assurance privée, avec pour tous une augmentation de la CSG, voire une suppression de leurs RTT...
Vous vous comparez, Monsieur le Président, à Barack Obama, victime lui aussi d’impopularité aux Etats Unis. Sauf que lui se bat pour l’instauration d’une protection sociale pour tous, malgré l’opposition des lobbys capitalistes qui bien sûr y perdraient gros. Vous, Monsieur Sarkozy, vous imposez un système qui détruit la nôtre. Ainsi cela gavera, encore plus, les fonds privés. Car ceux qui en auront les moyens devront souscrire à des assurances afin de compléter ce que vous supprimez. Sur ce point aussi, enchantement pour vos amis et associés des banques et assurances en tous genres, marchés financiers et actionnaires boursiers, tous ces rapaces avides de pouvoir et d’argent. Ils sont d’ailleurs déjà prêts : les campagnes publicitaires sont lancées : « plans épargne-retraite », « complémentaires santé » etc.
Pour conclure, Monsieur le Président, vos intentions sont claires : protéger les plus riches au détriment des plus modestes, votre seule loi est celle du fric et du pouvoir. Vous êtes le Président de l’injustice et de la régression sociale, et toutes vos basses manœuvres politicardes n’ont convaincues personne . D’autres solutions sont possibles et vous en êtes parfaitement conscient, mais elles impliqueraient la participation financière et le renoncement de privilèges des plus aisés, cela n’est pas votre volonté.
Alors nous vous le disons Monsieur le Président, vous nous avez procuré mardi soir le "deuxième souffle" : celui de combattre encore plus énergiquement votre politique. Car, nous aussi, nous avons des devoirs. Pour cela, nous devons reconquérir les valeurs qui sont les nôtres, celles de la solidarité, base de l’égalité des chances, et ce dans tous les domaines. Pour nous-mêmes, nos anciens, nos enfants, et nos générations futures. C’est pour cela que nous serons une nouvelle fois dans la rue le mardi 23 novembre.
Ce désespoir doit devenir mobilisateur. La misère ne doit pas être partagée mais combattue, et nous continuerons à nous y employer avec conviction et détermination. Vous nous en avez, encore mardi soir, donné toutes les raisons. Vous n’êtes, Monsieur Sarkozy, que le Président des fabricants de misère, et certainement pas un héros. Nous, les millions de victimes de votre politique, nous avons d’autres ambitions : celles de la justice sociale et d’une vie décente pour tous !
Christine MOCELLIN
De : UL CGT Thonon 74
samedi 20 novembre 2010
site BELLACIAO
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19.11.2010
Fillon RE PREMIER MINISTRE .

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SOLIDARITE : LIberté pour Salah Hamouri .
SOLIDARITE

Le jeune franco-palestinien est emprisonné en Israël depuis
2078 jours
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Sénatoriales : Rien n'est réglé à gauche .

Mis en ligne : 19 novembre
Depuis quelques jours le Parti socialiste communique en laissant entendre que des accords seraient conclus entre les formations de gauche sur les élections sénatoriales. Nous n’en sommes pas là. L’état actuel des discussions n’est pas satisfaisant. Le Parti socialiste ne peut s’arroger le droit d’une répartition unilatérale des candidats éligibles au Sénat. L’enjeu est considérable, il s’agit d’obtenir la majorité au Sénat et plus généralement de développer de dynamiques gagnantes pour la gauche jusqu’en 2012, y compris à l’occasion des élections cantonales. La bataille des retraites où celle autour de la réforme des collectivités territoriales ont montré combien il serait utile pour notre pays d’avoir une majorité de gauche dans une des chambre du parlement. Mais cette dynamique de reconquête dépend d’accord loyaux, gagnant/gagnant pour l’ensemble des formations qui appellent à construire ces majorités.
Le Parti communiste français ne peut accepter des accords qui aboutiraient à réduire le groupe Front de Gauche, Républicain et citoyen au Sénat alors que dans le même temps d’autres formations verraient accroître leur nombre d’élus. C’est ensemble qu’il faut battre la droite. Les discussions doivent se poursuivre dans le respect de chaque formation.
Francis Parny, Responsable aux relations extérieures pour le PCF
Paris, le 19 novembre 2010
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Le Parti communiste réunionnais dénonce un budget en recul .
Mon fil d'infos
Le Parti communiste réunionnais dénonce un budget en recul
Jeudi 18 Novembre 2010Dans un communiqué, le Parti communiste réunionnais constate que le budget 2011 adopté hier par la majorité UMP à l’Assemblée va aggraver considérablement la situation sociale de notre pays
Or, l’acte majeur de l’activité d’un député pour lequel il est d’ailleurs payé, c’est le vote du budget annuel de l’Etat qui conditionne l’avenir des citoyens, de l’économie et des collectivités.
Ce budget inaugure la première année d’un plan d’austérité sur 3 ans. Le gouvernement veut récupérer 100 milliards, en coupant dans les dépenses publiques et sociales. Cela conduira à l’aggravation du pouvoir d’achat des ménages, à l’affaiblissement de l’économie et à la diminution des recettes des collectivités.
Le Parti Communiste Réunionnais salue tous les députés qui ont rejeté ce budget, en particulier Huguette Bello.
07:20 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18.11.2010
Le PCF salue la mémoire d'Abraham Serfaty .

Mis en ligne : 18 novembre
Le PCF reçoit avec une très grande émotion la nouvelle du décès d’Abraham Serfaty, un homme de courage qui a consacré sa vie au combat pour la liberté et la démocratie au Maroc. Victime de la répression, il a souffert la torture et des longues années d’emprisonnement sans jamais cesser son combat.
Le PCF rend hommage à l’homme de progrès, au militant infatigable et transmet à sa femme Christine et à ses proches ses plus sincères condoléances. Abraham Serfaty, cette grande personnalité marocaine, restera dans nos mémoires.
Parti communiste français,
Paris, le 18 novembre 2010.
21:33 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Les liens entre le pouvoir et les trusts pharmaceutiques existent .
Scandale du Médiator

Mis en ligne : 18 novembre
La diffusion du Médiator sans respecter toutes les normes et recommandations connues parait avoir occasionnée plus de 500 décès. La réponse de la secrétaire d’État à la Santé, Nora Berra, renvoyant sa prise de position à un long travail d’enquête entre le médicament et ses effets ne peut satisfaire personne.
Les révélations sur le scandale du Médiator confirment que des liens existent entre le pouvoir et les trusts pharmaceutiques sur le dos de la santé de la population. Le rappel de la décoration du patron de ce laboratoire par le Président Sarkozy lui-même en l’élevant au rang de grand-croix de la Légion d’honneur en rajoute sur ces liaisons dangereuses. Ajoutons à cela que Nora Berra, médecin aux Hospices Civils de Lyon tout en étant médecin au sein de trois des principaux groupes pharmaceutiques, cultive à son tour le conflit d’intérêt, qui reste la marque de fabrique des gouvernements de l’ère Sarkozy.
Plus que jamais, la proposition du PCF de créer un grand pôle public du médicament à l’échelle nationale et européenne est d’actualité et a toute sa raison d’être. Il faut un espace libéré du pouvoir de l’argent, répondant réellement aux besoins de santé, contrôlé démocratiquement par les représentants des usagers qui sont des ayant-droit à la santé.
Parti communiste français
Jeudi 18 novembre 2010
21:15 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Le coup de force continue .
Budget 2011
Le coup de force continue

Mis en ligne : 18 novembre
Si tôt nommé et déjà déchainé. Le gouvernement renoue avec son démon favori : le coup de force permanent. Foulant allègrement les droits élémentaires du parlement, le gouvernement a supprimé les quelques modifications au budget 2011 décidées par les députés en première lecture.
Ce budget 2011 fait, consciencieusement, les poches des foyers modestes et des couches moyennes. L’économie française ne souffre pas de trop de dépenses publiques mais de la multiplication de cadeaux fiscaux aux plus riches abusivement appelés « niches fiscales ». Ce n’est pas la France qui est en faillite, c’est la politique du gouvernement qui conduit tout droit à l’aggravation de la crise.
Le pire est encore devant nous au vu des récentes déclarations du Président de la République qui annonce, sans honte, la fin de l’impôt sur les grandes fortunes (ISF). Les plus riches peuvent être rassurés, le gouvernement continue d’être aux petits soins pour eux.
Parti communiste français
Jeudi 18 novembre 2010
20:53 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
L'ARNAQUE ! ( 2 )

Encore une fois, Nicolas Sarkozy s'est invité dans nos téléviseurs pour une opération de pure communication. Près de deux heures d'antenne pour un tour de passe-passe : tenter de nous convaincre que ses vieilles recettes ont le goût du neuf. Son tour a raté encore une fois. Le Président a creusé un peu plus le fossé entre ses paroles d'une part, les attentes populaires et les exigences du mouvement social d'autre part. Il y a urgence que la gauche soit à la hauteur, et qu'elle avance de véritables propositions de justice, d'égalité et de liberté pour répondre à la crise du capitalisme.
SARKOZY, BONIMENTEUR
Certains notent son changement de style – encore une fois. Mais, derrière l'opération de com, se révèle un homme qui confond pédagogie et auto-satisfaction, un homme qui méprise et ignore ses concitoyennes et ses concitoyens, leurs souffrances comme leurs luttes.
Pas un mot des difficultés dans lesquelles se débattent les personnes, les immigrés sont encore les boucs-émissaires et les millions de manifestants contre sa réforme des retraites n'ont pas existé.
Mieux, il se vante d'avoir supprimé 135 000 emplois publics, d'avoir eu le courage de mettre fin à la retraite à 60 ans. Et quand il parle d'avenir on frémit. Il aborde le grave problème de la dépendance et, tout de suite ,on voit accourir les assurances privées. Il propose de protéger les licenciés économiques mais pour les contraindre à accepter le premier emploi ou stage proposé. Il propose d'abandonner, enfin, le bouclier fiscal qui coûte 600 millions mais aussi l'Impôt sur la fortune (ISF) qui rapporte prés de 4 milliards, encore un nouveau cadeau à ses amis de la bande du Fouquet's. Nicolas Sarkozy méprise le peuple. Il n'a qu'un seul objectif, servir les puissances de l'argent.
CE QUE DEVRAIT FAIRE LA GAUCHE
Toute la gauche critique l'intervention du chef de l'Etat. Mais la critique ne suffit pas. Ségolène Royal tend la main à Borloo et aux centristes ! Daniel
Cohn-Bendit parle de « rassembler au-delà de la gauche ». Comment penser des propositions vraiment à gauche avec ceux-là même qui, dans le gouvernement de Sarkozy, ont inventé, mis en oeuvre et cautionné toutes les pires mesures, des lois sécuritaires à la fin de la retraite à 60 ans ?
La politique, ce ne devrait pas être des pions qu'on déplace pour prendre ou garder le pouvoir. C'est le courage de s'affronter à tous ceux qui font obstacle au progrès social et au partage des richesses. C'est proposer et mettre au débat public les solutions pour résoudre les problèmes.
SANS VOUS, RIEN NE SE FERA
Il faut résister, dès maintenant mettre ce pouvoir en échec et préparer la défaite de Sarkozy en 2012. Mais pas pour recommencer avec les logiques libérales, qu'elles viennent du FMI, de la commission européenne ou du MEDEF. Elles ont conduit chaque fois la gauche dans le mur.
Comment faire ? Si vous ne voulez pas une nouvelle fois être déçus, à chacun de faire entendre son idée de ce que la gauche devra faire.
C'est le sens de l'initiative prise par le Parti communiste avec le Front de Gauche : lancer un grand débat dans tout le pays pour énoncer ensemble les grandes réformes dont la France a besoin, construire un programme populaire et partagé que les candidats porteront dans les élections de 2012.
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Une nouvelle fin de non recevoir
aux attentes populaires 
Avec l’annonce du gouvernement Fillon, la surprise est qu’il n’y en a pas, sauf quelques mauvaises, comme l’arrivée des « aboyeurs » de l’UMP et de l’Elysée, Frédéric Lefebvre, Pierre Lellouche ou Thierry Mariani , probablement récompensés pour les outrances répétées. Pour le reste, rien, à part le revenant Alain Juppé. On prend les mêmes et on recommence. Il s’agit d’un gouvernement UMP de combat, resserré autour de son chef en vue des échéances de 2012.
L’ouverture, autrefois portée aux nues par le Chef de l’État, a définitivement vécu. Quant aux centristes, on va sans nul doute assister, avec les départs de Jean-Louis Borloo et Hervé Morin, à la tentative de les recycler en opposants de pacotille, histoire de faire oublier leurs soutiens zélés à toutes les réformes sarkozystes.
Le pays est prévenu. C’est une nouvelle fin de non recevoir aux attentes populaires. La mise en scène de ce faux remaniement signe une nouvelle fois le mépris dans lequel Nicolas Sarkozy tient nos concitoyens. Il n’y a aucune illusion à se faire. C’est un gouvernement affaibli et agressif. A ce pouvoir décidément sourd, qui n’a que faire du quotidien des Français, la mobilisation sociale du 23 novembre qui se prépare devra servir très vite de rappel utile.
Blog PCF Issy les Moulineaux
09:51 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Frappé !
Social-Eco -
le 18 Novembre 2010
Editorial Par Maurice Ulrich
Frappé !
Comment un président de la République parlant de « l’intérêt général » peut-il, dans un pays où huit millions de salariés gagnent moins de 950 euros par mois, ne pas en dire un mot en 90 minutes de télé ? Comment est-il possible qu’aucun des trois journalistes présents ne l’ait interrogé à ce propos alors que les chiffres de l’Insee sur l’emploi et les salaires venaient d’être publiés. Et, tandis qu’hier matin, les commentaires tournaient rond et en rond sur le changement de style du président, on retenait l’annonce de la suppression de l’impôt sur la fortune. Voilà le grand chantier de Nicolas Sarkozy, si l’on met de côté le numéro de démagogie sur la dépendance quand la santé va de plus en plus mal : la réforme de la fiscalité. Pour une fiscalité plus juste ? Non point, mais pour les plus riches, encore les plus riches. Car l’éventuelle suppression du bouclier fiscal ne peut faire illusion. C’est un tour de passe-passe, un jeu de Bonneteau où gagnent toujours les mêmes.
950 euros par mois. Les femmes, les femmes seules, les jeunes sont les premières victimes de ces bas salaires. Ils sont le plus frappés par les hausses de prix dont celles des loyers. Le logement représente 27 % du budget de l’ensemble des ménages, 39 % du budget des plus modestes. Mais c’est pour la masse des salariés que la question des salaires est posée avec toujours plus d’acuité. Au point que dans nombre d’entreprises les directions des « ressources humaines » mettent en garde. Il y a péril en la demeure. Et certains de penser que la bataille sur les retraites pourrait trouver des prolongements dans les revendications salariales. Ce ne serait pas un transfert des mécontentements. Patronat et gouvernement se sont entendus pour geler pratiquement les rémunérations. Les augmentations ont été en moyenne de 3,5 % par an pendant trente ans, mais les deux dernières années ont marqué un sérieux coup d’arrêt. Même chose l’an prochain au train où vont les choses. Sauf que ce train peut changer de rythme. Dans nombre d’entreprises, des mouvements sont en cours. D’autres ont déjà obtenu des succès significatifs et l’on peut citer, avec l’ironie qui convient, ce commentaire dans la Tribune du vice-président de l’association nationale des DRH : « Je suis frappé par le retour des augmentations collectives dans les entreprises, qui touchent également les cadres. Dans le même temps, les DRH favorisent l’individualisation, y compris chez les non-cadres. Il faut des rémunérations individuelles car elles sont un élément de motivation et de reconnaissance. » Bien sûr…
Une autre politique des salaires est possible. Les administrateurs des grands groupes n’en doutent pas d’ailleurs, qui se sont versé 16 % de plus en 2009. Faites comme je dis… la suite est connue. Plus profondément la bonne santé des entreprises est avérée, saluée par la presse économique. Plus 12 % de croissance pour celles du CAC 40. Dans l’automobile, aidée il y a dix-huit mois comme on le sait, Michelin affiche une hausse de son chiffre d’affaires de 23,9 %, PSA de 10,28 %, Renault de 5,7 %, mais au-dessus du marché mondial qui grimpe de 4,6 %. Une autre politique des salaires est aussi nécessaire. C’est un levier pour une croissance saine, décourageant la spéculation financière, favorisant une vraie reprise. C’est le contraire que veut Nicolas Sarkozy avec son gouvernement de « professionnels aguerris », comme l’écrivait étienne Mougeotte hier dans le Figaro. Professionnels, ça oui, de la droite.
Dans nombre d’entreprises les directions des « ressources humaines » mettent en garde. Il y a péril en la demeure.
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