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18/06/2008

PME : Victimes collatérales de la crise financière

 

Mis en ligne : 17 juin

La crise financière résulte d’une débauche de crédit, mise à la disposition de la spéculation avec la complicité des banques centrales. Elle débouche sur le risque d’un asséchement du crédit pour les investissements créateurs de richesses réelles, reposant sur le développement de l’emploi.

Il apparaît déjà dans les enquêtes de la Réserve fédérale et de la BCE que les banques ont durci leurs critères de sélection des crédits. Les petites et moyennes entreprises sont particulièrement menacées.

Les banques adoptent ce comportement parce que les exigences de leurs actionnaires les y poussent sous les exigences de rentabilité des marchés financiers. Le phénomène est renforcé par la réglementation financière (le « ratio de Bâle ») qui les oblige à maintenir un niveau de fonds propres élevé - proportionnel aux crédits qu’elles accordent - ; ainsi, pour avoir davantage de fonds propres, il faut davantage de rentabilité… ce qui les pousse à sélectionner les placements financiers plutôt que les investissements favorables à l’emploi et à la croissance réelle.

Agir dans les entreprises et dans les bassins d’emploi pour renverser cette sélectivité du crédit bancaire, c’est donc déjà combattre la domination des marchés financiers.

Les fonds régionaux pour l’emploi et la formation peuvent être un outil pour cela.

- Leur objet premier :

sélectionner, à l’appui des mobilisations sociales, des projets que les banques seront incitées à financer au moyen de bonifications d’intérêts ou de garanties d’emprunts prises en charge par les collectivités publiques ;

- Mais on pourrait également exiger :

que ces crédits fassent l’objet d’un refinancement à des conditions privilégiées de la part des banques centrales – à un taux inférieur au taux du marché, voire nul - . Ce serait un moyen puissant d’encourager les banques à développer ces crédits plutôt que d’alimenter l’inflation financière.

Ces exigences n’ont jamais été autant d’actualité : pour résoudre la crise, la politique monétaire doit aborder de façon centrale la question du refinancement des entreprises.

Une de ses manifestations les plus inquiétantes a été la menace de paralysie de ce que l’on appelle “le marché interbancaire” : inquiètes des difficultés affichées de plusieurs grands établissements, les banques ne voulaient plus se prêter entre elles.

Les banques centrales ont donc été contraintes de les remplacer comme prêteurs sur le marché et d’accroître énormément le volume de leurs opérations. Elles ont élargi la gamme des crédits qu’elles acceptent de refinancer. En particulier, elles refinancent actuellement beaucoup plus de crédits aux entreprises qu’elles ne le faisaient avant la crise.

La situation incite à aller plus loin. Dès lors que les banques centrales se réservent le droit de sélectionner des crédits, elles disposent ainsi d’un moyen de rendre sélectifs ces refinancements : elles peuvent décider que les crédits destinés à financer des opérations spéculatives ou financières* ne peuvent bénéficier d’un refinancement qu’à un taux supérieur à celui du marché.

A l’inverse, des crédits reconnus comme destinés à financer des investissements efficaces et à créer des emplois qualifiés pourraient bénéficier de refinancements à taux préférentiels, voire à un taux nuls ou négatifs. Elles pourraient priver la spéculation de son carburant sans mettre en péril la croissance réelle.

Les PME privée de crédit !

Le conseil des gouverneurs de la BCE a décidé qu’à partir de 2012 le montant des crédits que les banques centrales de la zone euro acceptent de refinancer devra être supérieur à 500 000 euros : autant dire que les PME seraient exclues du dispositif !

Il y a donc urgence à alerter sur le risque que cette décision comporte, en vue d’obtenir que le conseil des gouverneurs revienne sur cette décision. C’est une bataille qui peut être gagnée : elle intéresse tous ceux qui participent aux luttes sociales pour l’emploi et pour le développement maîtrisé des territoires.

D’après
- Denis Durand : Lettre du RAPSE n°45

(*) : LBO, prises de positions sur des devises ou sur des titres tels que ceux qui ont servi d’instruments à la spéculation sur les crédits immobiliers américains…

site du P.C.F

05:01 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

Réaction PCF/Sarkozy/Défense : Des objectifs non avouée dans une dérive ouvertement atlantiste



Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 17 juin

Le discours du Chef de l’Etat présentant les orientations contenues dans le Livre Blanc laisse perplexe sur le grand flou entretenu sur les objectifs de défense. Au service de quelle vision du monde ? La France « grande puissance diplomatique et militaire ». Pourquoi faire ? Une « force de 50 000 hommes projetable partout dans le monde. » Pour protéger quels intérêts ? Nicolas Sarkozy le cache.

La décision de revenir dans le commandement militaire intégré de l’Otan est prise sans consultation du Parlement, à qui on promet de l’associer sur l’envoi de troupes en opérations extérieures. Mais le précèdent récent sur l’Afghanistan contredit ce discours. Les « certitudes » du Chef des armées quant à la prééminence de la dissuasion nucléaire, « toujours efficace et utile », ne sont pas démontrées.

La réorganisation en profondeur de notre outil de Défense est conçue dans la vision d’un espace atlantiste et militarisé, ou la France renonce à son indépendance en s’insérant dans le sillage sinistre de la politique menée par les Etats Unis d’amérique. Les réductions d’effectifs vont faire mal, très mal à la France, sans projet de reconversion des bases et des territoires, sans consultation des personnels et des élus. Les missions de soutien vont être privatisées. Les conséquences sur l’emploi industriel et de service risquent d’être douloureuses.

Parti communiste français

le 17 juin 2008

04:52 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

17/06/2008

Victoire du Non en Irlande : va-t-on entendre enfin la voix des peuples ?



Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 13 juin

La victoire du Non en Irlande est une bonne nouvelle pour tous les peuples européens et pour l’Union européenne.

Le choix du peuple irlandais est un choix de courage et de lucidité.

Malgré les pressions immenses qui rappellent celles qui avaient pesé en 2005 sur les Français et les Néerlandais, il a su par son vote rejeter la mise en concurrence effrénée des salariés, la pression sur les dépenses publiques et les salaires, le sacrifice des services publics, la militarisation de l’Union européenne.

En Irlande, le slogan des opposants au traité était clair : « Dites non à ce traité pour un traité meilleur ». C’est désormais la question à l’ordre du jour. Le traité de Lisbonne ne doit pas être ratifié. Il faut ouvrir le chantier d’un nouveau traité.

Toutes ces dernières années, dès que la possibilité a été offerte aux peuples européens de se prononcer sur le destin de l’Europe, ils ont dit non, à partir de leur expérience, à ce que leur proposaient ses dirigeants actuels. Va-t-on enfin en tirer les conséquences ?

Il n’y aura pas d’avenir pour l’Union européenne si on continue d’être sourd aux exigences des peuples européens, si on persiste dans la même voie qu’ils ne veulent plus suivre.

La présidence française qui s’ouvre dans quelques jours doit proposer d’arrêter le processus de ratification et d’engager l’élaboration d’un nouveau traité fondateur de l’Union européenne sur de tout autres bases et dans de tout autres formes, rompant avec celles qui la conduisent de crise en crise. Il faut que ce travail permette d’entendre enfin la voix des peuples, qu’il s’ouvre à la vie réelle, à la participation active des citoyens européens.

Le non irlandais est porteur de la promesse d’un nouvel avenir pour l’Europe. Engageons-nous dans cette voie.

Parti communiste français

Paris, le 13 juin 2008.

04:56 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

 
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